





Association Tous à l’école -


Témoignage de Nathalie T. maman de Kylian, 13 ans
« Voici en quelques mots tout l’intérêt d’avoir une accompagnante pour notre fils Kylian 13 ans atteint d’un syndrome cérébelleux.
Kylian aujourd’hui va tous les jours à l’école à mi temps sauf le mercredi où il va à l’école des sports le matin et au centre de loisirs l’après midi.
Cette intégration, acceptée par tous, n’est possible que parce qu’il est accompagné par une jeune fille, étudiante en master ABA à Lille 3.
Du fait qu’elle soit qualifiée, en plus de l’accompagner, la jeune fille peut l’aider à faire et à progresser. Ainsi quand Kylian est à l’école au milieu de ses petits camarades, il apprend les routines, participe aux activités de la classe dans la mesure de ses possibilités et n’est jamais en échec car l’accompagnante, du fait de sa formation, sait toujours trouver les outils pédagogiques pour l’aider (et non pas l’assister) ou aménager les activités pour lui.
De la même façon, c’est inespéré, pour nous parents d’un enfant handicapé avec de grosses difficultés motrices, d’avoir pu l’intégrer à l’activité gymnastique de l’école des sports.
Alors qu’on piétinait en séances kiné, en pratiquant les exercices de gymnastique de façon ludique au milieu des autres enfants il a fait de très gros progrès moteur. Sur les conseils du professeur, l’accompagnante aide Kylian a faire les exercices. Il a ainsi appris à marcher sur une petite poutre d’abord puis haute aujourd’hui. Il fait des roulades, marche à quatre pattes, saute sur un trampoline. Le résultat : une plus grande maîtrise de son corps et une meilleure fluidité dans ses mouvements.
Il en va de même pour le centre de loisirs où l’intervenante l’installe dans le groupe où il sera le plus à l’aise pour faire l’activité. Egalement dans le cadre du centre de loisirs et grâce au fait d’être accompagné, Il a aussi pu aller au cinéma, au musée Grévin, faire des parties endiablées de chasse au trésor dans les bois, préparer le carnaval pour défiler avec les autres enfants et bien plus encore.
Et si tout le monde est d’accord et convaincu du bien fondé et de l’intérêt de cette intégration, pour notre fils d’abord mais aussi pour les autres enfants et pour les adultes, sans une intervenante qualifiée, ce ne serait pas possible : les structures n’ont pas aujourd’hui les moyens, outils pédagogiques et connaissances pour gérer un enfant comme Kylian relativement dépendant et non verbal de surcroît….
Nous sommes donc très heureux qu’il puisse bénéficier de cet encadrement de qualité qui le fait progresser et le maintien au milieu des autres. »